Comment lire une liste INCI : comprendre les ingrédients cosmétiques
- L’Équipe Terra di Natura - Expertise & Rédaction

- 13 févr.
- 12 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 mars
Comprendre la composition d’un cosmétique peut sembler complexe lorsque l’on découvre la liste INCI inscrite sur l’emballage. Derrière ces noms parfois techniques se cache pourtant une nomenclature internationale conçue pour garantir la transparence des ingrédients. Apprendre à lire une liste INCI permet de mieux comprendre la formulation d’un produit, d’identifier ses actifs principaux et d’évaluer la cohérence globale de sa composition.
À retenir
La liste INCI est la nomenclature officielle des ingrédients cosmétiques utilisée dans l’Union européenne.
Les ingrédients y sont classés par ordre de concentration et nommés selon une terminologie scientifique standardisée.
Comprendre cette liste permet d’analyser la composition réelle d’un cosmétique au-delà des arguments marketing.
Sommaire
Pourquoi les ingrédients cosmétiques sont-ils écrits en latin ou en anglais ?
Comment repérer les ingrédients controversés dans une composition cosmétique
Naturel, bio, clean : quelles différences dans les cosmétiques ?
Les applications pour analyser les ingrédients cosmétiques sont-elles fiables ?
Ce que dit la réglementation européenne sur les ingrédients cosmétiques
Comment nous analysons les compositions chez Terra di Natura
FAQ : comprendre les ingrédients cosmétiques et les listes INCI
Qu’est-ce qu’une liste INCI en cosmétique ?
La liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) est la nomenclature internationale utilisée pour identifier les ingrédients des produits cosmétiques. Dans l’Union européenne, elle est obligatoire et encadrée par le règlement (CE) n°1223/2009 relatif aux produits cosmétiques.
Pourquoi les ingrédients cosmétiques sont-ils écrits en latin ?
Si vous avez déjà lu une liste INCI, vous avez probablement été surpris par des noms comme Butyrospermum Parkii Butter ou Helianthus Annuus Seed Oil. Ce choix n’est ni marketing ni esthétique : il répond à une logique réglementaire internationale.
Les plantes sont mentionnées en latin pour éviter toute ambiguïté
Les ingrédients d’origine végétale sont désignés sur la liste INCI selon leur nom botanique latin officiel.
Par exemple :
Butyrospermum Parkii Butter = beurre de karité
Helianthus Annuus Seed Oil = huile de tournesol
Les huiles végétales comme le tournesol ou le jojoba sont souvent utilisées pour nourrir la peau et renforcer la barrière cutanée.
Le latin permet d’identifier précisément l’espèce utilisée. Un même nom commun peut varier selon les pays ou désigner plusieurs plantes différentes. La nomenclature botanique évite ces confusions. Cette règle est définie dans le cadre de la nomenclature INCI utilisée dans l’Union européenne conformément au règlement (CE) n°1223/2009.
Les substances chimiques sont indiquées en anglais
Les molécules synthétiques ou les composés chimiques sont rédigés en anglais, car l’INCI est une nomenclature internationale harmonisée. Exemples :
Sodium Benzoate
Citric Acid
Glycerin
Ce choix facilite la commercialisation mondiale des produits et évite les erreurs de traduction qui pourraient modifier le sens chimique d’un ingrédient.
Les colorants sont identifiés par un numéro CI
Les pigments et colorants sont indiqués par un numéro précédé de CI (Color Index), une classification internationale utilisée dans les cosmétiques, mais aussi dans les encres et textiles. Exemples :
CI 77491 (oxyde de fer rouge)
CI 77891 (dioxyde de titane)
Ce système garantit une identification standardisée, indépendante de la langue. Ce mode de dénomination vise l’exactitude scientifique et l’harmonisation réglementaire. Cependant, il présente une limite : il rend la lecture difficile pour le consommateur non formé. Un ingrédient peut sembler “chimique” simplement parce qu’il est écrit en latin ou en anglais, alors qu’il s’agit d’une huile végétale très simple. À l’inverse, certains noms techniques peuvent masquer des substances controversées.
Comprendre cette logique est donc la première étape pour décrypter une liste INCI de manière rationnelle, sans se laisser influencer par l’apparence du nom.
Comment lire une liste INCI correctement ?
1. L’ordre des ingrédients est stratégique
Les ingrédients sont classés par ordre décroissant de concentration. Les premiers ingrédients représentent la majeure partie de la formule. En dessous de 1 %, l’ordre peut être libre. Si l’aloe vera est mentionné en 20e position, il est probablement présent en très faible quantité.
Position dans la liste | Signification |
1 à 3 | base principale du produit |
4 à 10 | actifs et ingrédients fonctionnels |
fin de liste | conservateurs, parfums, colorants |
2. Les 5 premiers ingrédients sont essentiels
Ils donnent une vision globale du produit :
Base aqueuse (Aqua)
Corps gras (huiles, beurres)
Tensioactifs (dans les nettoyants)
Agents de texture ou solvants
Comprendre cette base permet déjà d’évaluer la qualité globale de la formule.
Exemple concret d’analyse d’une liste INCI
Pour comprendre comment interpréter une composition cosmétique, prenons un exemple simple. La liste INCI suivante pourrait correspondre à celle d’une crème hydratante basique :
INCI :Aqua, Helianthus Annuus Seed Oil, Glycerin, Butyrospermum Parkii Butter, Citric Acid
Analyse des ingrédients
Aqua (eau) : L’eau constitue très souvent la base d’un cosmétique. Elle sert de support à la formulation et permet de dissoudre ou disperser les autres ingrédients. Dans les crèmes et lotions, elle représente généralement une part importante de la formule.
Helianthus Annuus Seed Oil (huile de tournesol) : Cette huile végétale est riche en acides gras essentiels, notamment en acide linoléique. Elle est utilisée pour ses propriétés émollientes et nourrissantes, qui contribuent à renforcer la barrière cutanée et à limiter la déshydratation de la peau.
Glycerin (glycérine) : La glycérine est un humectant largement utilisé en cosmétique. Elle attire l’eau et aide à maintenir l’hydratation de la couche superficielle de la peau. Son efficacité hydratante est bien documentée dans la littérature dermatologique.
Source : Fluhr JW, Darlenski R, Surber C. Glycerol and the skin: holistic approach to its origin and functions. British Journal of Dermatology, 2008.
Butyrospermum Parkii Butter (beurre de karité) : Le beurre de karité est un corps gras végétal reconnu pour ses propriétés protectrices et relipidantes. Il contribue à améliorer le confort cutané et à renforcer le film hydrolipidique de la peau.
Citric Acid (acide citrique) : L’acide citrique est principalement utilisé comme régulateur de pH dans les formulations cosmétiques. Il permet d’ajuster l’acidité du produit afin de garantir sa stabilité et sa bonne tolérance cutanée.
Ce que révèle cette composition
Dans cet exemple, les premiers ingrédients indiquent que la formule repose principalement sur :
une base aqueuse
une huile végétale nourrissante
un agent hydratant
un corps gras protecteur
Il s’agit donc d’une formulation relativement simple, centrée sur l’hydratation et la protection de la peau.
Comprendre cette logique permet de mieux interpréter la composition réelle d’un cosmétique et de ne pas se fier uniquement aux promesses marketing souvent mises en avant sur l’emballage.
Application pratique
On retrouve ce type d’ingrédients dans de nombreux soins hydratants pour le visage, où l’association d’eau, d’huiles végétales et d’agents hydratants permet de soutenir l’hydratation cutanée et de préserver l’équilibre de la peau.
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Comment repérer les ingrédients controversés sur une liste INCI ?
Tous les ingrédients utilisés dans les cosmétiques commercialisés dans l’Union européenne sont soumis à une évaluation réglementaire avant leur mise sur le marché. Cette évaluation repose notamment sur les données toxicologiques disponibles, les conditions d’utilisation du produit et les concentrations utilisées dans la formulation.
Cependant, certains ingrédients continuent de faire l’objet de discussions scientifiques ou environnementales, même lorsqu’ils sont autorisés par la réglementation. Ces débats peuvent porter sur leur impact potentiel sur la santé humaine, leur biodégradabilité ou leur accumulation dans l’environnement.
Pour analyser une liste INCI de manière éclairée, il est utile de connaître les grandes catégories d’ingrédients qui suscitent régulièrement des discussions dans la littérature scientifique ou auprès des autorités sanitaires.
Les catégories d’ingrédients souvent discutées
Certains filtres UV
Les filtres solaires sont utilisés dans les produits de protection solaire afin de limiter les effets des rayonnements ultraviolets sur la peau. Certains filtres chimiques ont fait l’objet d’évaluations scientifiques supplémentaires au cours des dernières années concernant leur potentiel impact environnemental ou leur activité hormonale suspectée.
Ces substances sont régulièrement réévaluées par les autorités scientifiques européennes, et leurs concentrations autorisées peuvent être ajustées si de nouvelles données apparaissent.
Certains conservateurs
Les conservateurs jouent un rôle essentiel dans la sécurité microbiologique des produits cosmétiques contenant de l’eau. Ils empêchent la prolifération de bactéries, levures ou moisissures susceptibles de contaminer la formule.
Certains conservateurs ont néanmoins fait l’objet de débats scientifiques dans le passé, notamment en ce qui concerne leur potentiel allergisant ou leur effet possible sur le système endocrinien. Dans plusieurs cas, les autorités européennes ont revu à la baisse les concentrations autorisées ou ont restreint leur utilisation à certains types de produits.
Certains polymères synthétiques
Les polymères sont utilisés dans les cosmétiques pour différentes fonctions : stabiliser une formule, améliorer la texture, former un film protecteur sur la peau ou faciliter l’application du produit.
Certains polymères synthétiques sont discutés principalement pour des raisons environnementales, notamment lorsqu’ils sont peu biodégradables ou susceptibles de contribuer à la pollution microplastique. Des évolutions réglementaires sont actuellement en cours au niveau européen pour encadrer plus strictement certaines de ces substances.
L’importance du contexte scientifique
Il est important de distinguer plusieurs situations :
une suspicion scientifique, qui correspond à des recherches en cours
une restriction réglementaire, lorsque les autorités limitent l’usage d’une substance
une interdiction, lorsque le risque est considéré comme avéré dans certaines conditions d’utilisation
En Europe, ces évaluations sont notamment réalisées par le Scientific Committee on Consumer Safety (SCCS), un comité scientifique indépendant chargé d’évaluer la sécurité des ingrédients cosmétiques pour la Commission européenne. Les avis de ce comité servent de base aux décisions réglementaires concernant l’autorisation, la restriction ou l’interdiction de certaines substances.
Comprendre ces mécanismes permet d’éviter une vision simpliste opposant les ingrédients « bons » et « mauvais ». L’analyse d’une composition cosmétique repose toujours sur la nature de l’ingrédient, sa concentration et les conditions d’utilisation du produit.
Naturel, bio, clean : quelle différence ?
Un produit peut être 100 % naturel mais mal toléré, car l’origine végétale ou minérale d’un ingrédient ne garantit ni son innocuité ni son absence d’allergènes. Certaines huiles essentielles, par exemple, sont naturelles mais contiennent des substances reconnues pour leur potentiel sensibilisant. À l’inverse, un ingrédient synthétique peut présenter un profil de sécurité solide lorsqu’il est correctement évalué et utilisé dans les concentrations autorisées par la réglementation européenne.
Un produit certifié bio répond à un cahier des charges précis encadrant l’origine des matières premières et certains procédés de fabrication, mais il peut malgré tout contenir des composants susceptibles de ne pas convenir à toutes les peaux. Quant au terme “clean”, il ne repose sur aucune définition juridique harmonisée : il correspond généralement à une charte interne excluant certaines substances jugées controversées, avec des critères variables selon les marques. Les labels reconnus comme ceux du référentiel COSMOS ou délivrés par Ecocert apportent un cadre et une traçabilité supplémentaires, mais ils ne remplacent pas l’analyse attentive de la liste INCI, qui reste le seul moyen d’évaluer concrètement la composition d’un cosmétique.
Comprendre la liste INCI permet d’aller au-delà des mentions marketing et d’analyser réellement la composition d’un produit cosmétique.
Les applications d’analyse cosmétique sont-elles fiables ?

Certaines applications comme Yuka, INCI Beauty ou QuelCosmetic simplifient la lecture des listes INCI en attribuant une note globale ou un code couleur à un produit. Elles ont l’avantage de rendre l’information plus accessible et d’alerter sur certains ingrédients régulièrement débattus.
Toutefois, leurs limites doivent être comprises : la note ne tient généralement pas compte du dosage exact des substances, alors que la toxicologie repose en grande partie sur la concentration et l’exposition ; les algorithmes utilisés ne sont pas toujours entièrement transparents dans leur pondération ; et l’évaluation repose souvent sur une lecture binaire opposant “bon” et “mauvais”, sans intégrer le contexte réglementaire ni les nuances scientifiques.
Ces outils peuvent constituer un premier filtre ou un point de départ pédagogique, mais ils ne remplacent ni la compréhension de la formulation globale d’un produit, ni la consultation des avis scientifiques actualisés.
Méthode pratique pour analyser un cosmétique
Lire les 5 premiers ingrédients
Repérer les conservateurs et parfums
Identifier la fonction des actifs mis en avant
Vérifier la présence d’allergènes si peau sensible
Consulter les avis scientifiques récents si doute
Ce que dit réellement la réglementation européenne
En Europe, la mise sur le marché d’un cosmétique est encadrée par le règlement (CE) n°1223/2009 adopté par la Commission européenne. Ce texte impose qu’un produit fasse l’objet d’une évaluation de sécurité réalisée par une personne qualifiée avant sa commercialisation, sur la base des données toxicologiques disponibles et des conditions normales d’utilisation. Chaque référence doit également disposer d’un Dossier d’Information Produit (DIP), conservé par la personne responsable et tenu à disposition des autorités compétentes. Avant la mise en vente, le produit doit être déclaré sur le portail européen CPNP (Cosmetic Products Notification Portal), afin de permettre aux autorités et centres antipoison d’accéder aux informations utiles en cas de besoin. Par ailleurs, les substances classées CMR (cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction) sont en principe interdites, sauf dérogations strictement encadrées après évaluation scientifique.
Ce cadre réglementaire est généralement considéré comme l’un des plus exigeants au niveau international en matière de sécurité des produits cosmétiques.
Pourquoi apprendre à comprendre les ingrédients cosmétiques ?
Le marketing cosmétique peut parfois mettre en avant un actif phare ou une promesse séduisante tout en laissant dans l’ombre la réalité complète de la formule. Un produit présenté comme “naturel” n’est pas automatiquement synonyme d’innocuité ou de tolérance universelle, pas plus qu’une mention “sans X” ne garantit en soi une meilleure qualité ou une efficacité supérieure. La performance et la sécurité d’un cosmétique reposent avant tout sur l’équilibre global de sa formulation, les concentrations utilisées et la cohérence entre les différents ingrédients, bien plus que sur la présence d’un ingrédient vedette mis en avant sur l’emballage.
Apprendre à lire une liste INCI permet ainsi de dépasser les arguments commerciaux, d’éviter les raccourcis simplistes et d’acheter avec discernement, sans céder ni aux effets de mode ni aux discours anxiogènes.
Comment nous analysons les compositions chez Terra di Natura
Chez Terra di Natura, la sélection des produits ne repose pas uniquement sur les promesses marketing ou sur la popularité d’une marque. Chaque référence proposée sur la boutique fait l’objet d’une analyse attentive de sa liste INCI, afin de comprendre la logique réelle de la formulation.
Cette analyse consiste d’abord à examiner la structure globale de la formule : les premiers ingrédients, qui représentent la majorité du produit, permettent d’identifier la base utilisée (eau, huiles végétales, beurres, tensioactifs doux, etc.). Cette étape donne déjà une indication importante sur la nature du soin et sur sa cohérence avec l’usage annoncé.
Nous observons également le rôle des actifs mis en avant, afin de vérifier qu’ils sont présents à une position pertinente dans la liste. Un ingrédient valorisé sur l’emballage mais situé très loin dans la liste INCI peut être présent en quantité très faible et avoir un impact limité dans la formule.
L’analyse porte aussi sur la nature des conservateurs, parfums et agents de texture, ainsi que sur la présence éventuelle de substances fréquemment discutées pour leur impact environnemental ou leur profil de tolérance cutanée. L’objectif n’est pas de juger un ingrédient isolément, mais d’évaluer la cohérence de l’ensemble de la formulation.
Cette approche permet de proposer une sélection de cosmétiques clean, privilégiant des compositions compréhensibles, des matières premières de qualité et des marques engagées dans une démarche de transparence. Les produits proposés sur Terra di Natura sont fabriqués en France ou en Corse, avec des formulations qui cherchent à concilier efficacité, sécurité et respect de la peau.
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Conclusion
Comprendre une liste INCI ne signifie pas devenir chimiste. C’est apprendre à lire au-delà des slogans, à analyser une liste INCI avec méthode, et à distinguer débat scientifique et réalité réglementaire. Une consommation éclairée repose sur l’information.
FAQ – Comprendre les ingrédients cosmétiques
Comment savoir si un ingrédient cosmétique est réellement dangereux ?
Un ingrédient ne peut pas être qualifié de “dangereux” sans tenir compte de sa concentration et de son mode d’utilisation. En toxicologie, le principe fondamental est que c’est la dose qui fait le risque. En Europe, les substances autorisées dans les cosmétiques sont évaluées par le Scientific Committee on Consumer Safety avant leur mise sur le marché. Lorsqu’un doute apparaît dans la littérature scientifique, les concentrations peuvent être restreintes ou l’ingrédient interdit. Pour se faire un avis éclairé, il est préférable de consulter des sources réglementaires ou des avis scientifiques plutôt que de se fier uniquement à des listes circulant sur les réseaux sociaux.
Pourquoi certains ingrédients ont-ils des noms qui paraissent “chimiques” même quand ils sont naturels ?
Un nom complexe ne signifie pas nécessairement qu’un ingrédient est synthétique ou nocif. La nomenclature INCI utilise des dénominations scientifiques standardisées afin d’éviter toute ambiguïté internationale. Ainsi, une huile végétale simple peut porter un nom latin long alors qu’il s’agit d’un ingrédient courant et bien toléré. L’aspect technique du nom reflète une classification scientifique, pas un niveau de danger.
Les mentions “hypoallergénique” ou “testé dermatologiquement” sont-elles des garanties absolues ?
Non. Le terme “hypoallergénique” n’a pas de définition réglementaire strictement harmonisée au niveau européen. Il indique généralement que la formule a été conçue pour minimiser le risque allergique, mais il ne supprime pas toute possibilité de réaction individuelle. “Testé dermatologiquement” signifie qu’un test a été réalisé sous contrôle dermatologique, sans préjuger du résultat sur chaque type de peau. La sensibilité cutanée restant personnelle, un test préalable sur une petite zone reste prudent en cas de terrain réactif.
Faut-il éviter systématiquement les conservateurs dans les cosmétiques ?
Non, car les conservateurs jouent un rôle essentiel dans la sécurité microbiologique des produits contenant de l’eau. Sans eux, le risque de contamination par des bactéries ou des moisissures augmenterait, ce qui pourrait représenter un danger réel pour la peau et les yeux. La réglementation européenne encadre strictement les conservateurs autorisés ainsi que leurs concentrations maximales. La question n’est donc pas leur présence en soi, mais leur nature, leur dosage et leur profil de tolérance.
Une liste INCI courte est-elle forcément meilleure qu’une liste longue ?
Pas nécessairement. Une formule minimaliste peut être pertinente pour certaines peaux sensibles, mais une liste plus longue peut refléter une formulation plus technique visant à stabiliser, protéger ou optimiser l’efficacité du produit. Ce qui compte n’est pas la longueur de la liste, mais la cohérence globale de la composition, l’utilité réelle des ingrédients présents et l’adéquation avec le besoin cutané ciblé.






