Le Charbon végétal activé est surtout connu pour son intérêt en cas de gaz intestinaux et de ballonnements.
Grâce à sa structure poreuse, il possède la capacité de fixer certaines molécules à sa surface, notamment une partie des gaz présents dans le système digestif.
C’est d’ailleurs le principal bénéfice reconnu officiellement au niveau européen pour le charbon actif : son utilisation peut contribuer à réduire l’excès de flatulence après les repas, sous réserve d'une quantité suffisante.
Autrement dit, il ne demande pas au système digestif d’arrêter de produire des gaz. Il essaie plutôt d’en intercepter une partie au passage.
Adsorber, avec un D
Avec le charbon, une lettre change beaucoup de choses.
On parle d’adsorption et non d’absorption : les substances ne pénètrent pas simplement à l’intérieur du charbon comme l’eau dans une éponge. Elles viennent se fixer à l’immense surface développée par ses micropores.
C’est précisément cette propriété qui explique l’utilisation du charbon activé dans de nombreux domaines.
Pas besoin donc de lui attribuer une mystérieuse capacité à « purifier l’organisme ». Son fonctionnement réel est déjà suffisamment intéressant.
Détox ? Pas vraiment comme on l’imagine
Le mot « détox » colle tellement au charbon qu’il finirait presque par être imprimé dessus.
Pourtant, le charbon activé ne vient pas nettoyer le foie, les reins ou débarrasser miraculeusement l’organisme de toutes les « toxines ». Il agit principalement localement dans le tube digestif, où sa surface poreuse peut fixer certaines substances.
Le foie et les reins restent les principaux organes chargés de traiter et d’éliminer de nombreux déchets produits par l’organisme.
Le charbon peut donc avoir son utilité. Mais inutile de lui confier les clés de la station d’épuration.